Je vis dans mon propre monde, car le vrai fait peur...
Je ferme les yeux dans le métro, regarde les gens, on dirait qu'ils pleurent...
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Je me cale brutalement au fond d'un siège quelquonque et allume mon ipod en prenant soin de mettre le volume à fond. Je ne veux pas entendre ce qui se passe autour de moi. Je veux juste me perdre dans mes pensées. Chose faîte. Suis-je dans un monde parallèle ? Il fait nuit noire...Ce matin, quand je suis partie il faisait nuit aussi; on dirait que le temps s'est arrêté. Je vais mieux...Certes. L'orage s'est calmé, la tempête s'est arrêtée. Je vais même beaucoup mieux qu'il y a quelques jours, où quand on me demandait comment j'allais, j'étais impossible de donner une réponse sincère et concrète, car mon esprit était tellement perdu. J'ai décidé d'arrêter de me faire du mal pour rien, de vivre au jour le jour, de rester avec des personnes que j'aime bien, où je veux et quand je veux. J'en ai assez de faire semblant, d'être mal. J'ai l'impression d'avoir loupé des épisodes, dans la classe, depuis ces deux dernières semaines. J'ai l'impression que ces deux dernières semaines j'étais là, mais là passivement, j'étais là parce que je devais être là, mais je ne participais à rien. Je veux juste vivre, à présent, juste me reconstruire, juste ésperer, même s'il me manque une chose importante, je veux quand même essayer, peut être qu'un jour, mes efforts et mon combat payeront. Je semble fatiguée...Ce n'est pas qu'une impression. Mes paupières se ferment et je baille au rythme de never say never de the fray. Je pense, encore et encore. Parfois je me demande ce que serait la vie sans pensées? Je me pose vraiment des questions bizarres...Le bruit du car m'appaise...La musique que j'écoute me remémore des souvenirs. Je somnole.
Ah, tiens, je crois que je suis déjà arrivée, le but s'est arrêté, et il n'y a plus grand monde. L'habituel long trajet du lycée à ma ville m'a parut si court, cette fois là. Je me relève difficilement et sors affronter le froid glacial. Je marche en silence. Je regarde autour de moi. Cette ville est tellement vide. Dénuée de sens. Comme nos existences.
Oui, Oui, la photo n'a aucun rapport.